toiles-emoi.fr Toiles Emoi – Site de l'association | La vie de l'association d'amateurs de cinéma sur Ambérieu en ...

toiles-emoi.fr
Title: Toiles Emoi – Site de l'association | La vie de l'association d'amateurs de cinéma sur Ambérieu en ...
Keywords:
Description: Toiles Emoi – Site de l'association | La vie de l'association d'amateurs de cinéma sur Ambérieu en Bugey et sa région Toiles Emoi – Site de l'association La vie de l'association d'amateurs de cinéma s
toiles-emoi.fr is ranked 0 in the world (amongst the 40 million domains). A low-numbered rank means that this website gets lots of visitors. This site is relatively popular among users in the united states. It gets 50% of its traffic from the united states .This site is estimated to be worth $0. This site has a low Pagerank(0/10). It has 1 backlinks. toiles-emoi.fr has 43% seo score.

toiles-emoi.fr Information

Website / Domain: toiles-emoi.fr
Website IP Address: 213.186.33.82
Domain DNS Server: ns107.ovh.net,dns107.ovh.net

toiles-emoi.fr Rank

Alexa Rank: 0
Google Page Rank: 0/10 (Google Pagerank Has Been Closed)

toiles-emoi.fr Traffic & Earnings

Purchase/Sale Value: $0
Daily Revenue: $0
Monthly Revenue $0
Yearly Revenue: $0
Daily Unique Visitors 0
Monthly Unique Visitors: 0
Yearly Unique Visitors: 0

toiles-emoi.fr WebSite Httpheader

StatusCode 200
Content-Type text/html; charset=UTF-8
Date Sun, 31 Jul 2016 20:53:08 GMT
Server Apache

toiles-emoi.fr Keywords accounting

Keyword Count Percentage

toiles-emoi.fr Traffic Sources Chart

toiles-emoi.fr Similar Website

Domain Site Title

toiles-emoi.fr Alexa Rank History Chart

toiles-emoi.fr aleax

toiles-emoi.fr Html To Plain Text

Toiles Emoi – Site de l'association | La vie de l'association d'amateurs de cinéma sur Ambérieu en Bugey et sa région Toiles Emoi – Site de l'association La vie de l'association d'amateurs de cinéma sur Ambérieu en Bugey et sa région Menu Aller au contenu principal Accueil Soirées 7ème art Séances du jeudi soir Accueil de réalisateurs Le?ons de cinéma Cinéma l’Ain Junior Programme Historique Concours de dessins évènements 25 ans de l’association Soirées 7ème art Sorties Le jour le plus court Sport et culture en fête Partenaires Ville d’Ambérieu en Bugey Cinéma Ciné-festival Institut Lumière Lycée Plaine de l’Ain Associations MJC APA Qui sommes nous L’association Les membres du CA Dalton Trumbo, de Jay Roach Laisser une réponse Dalton Trumbo – film américain de Jay Roach (2015) sorti en France en avril 2016 Licencié de Stanford, dipl?mé de cinéma de l’Université de Californie, Jay Roach, né en 1957, est producteur, réalisateur, et scénariste. Il est devenu mondialement célèbre pour la réalisation de comédies : En 1997 il réalise le film Austin Powers, une parodie de James Bond emmenée par l’acteur Mike Myers, suivi d’Austin Powers, l’espion qui m’a tirée (1999). Il produit plus tard (2002) Austin Powers dans Goldmember, moins réussi. Puis, à partir des années 2000, il dirige Robert de Niro et Ben Stiller dans la comédie Mon beau père et moi, qui fait un carton au box-office. Il obtient la participation de Dustin Hoffman et de Barbra Streisand pour la suite réalisée en 2004, Mon beau-père, mes parents et moi (titre américain Meet the Fockers !). En 2010, en revanche, le remake canadien du D?ner de cons de Francis Veber, est un échec critique et commercial. A noter qu’il a également soutenu en qualité de producteur les films Borat et Brüno, avec Sacha Baron Coen et différentes séries télévisées à succès. Son autre sujet de prédilection est la politique, qu’il aborde par exemple en 2008 dans deux ?uvres pour la télévision : Recount, sur l’élection présidentielle américaine et le décompte des voix entre Al Gore et Georges W. Bush, et Game Change, récit de la montée médiatique de Sarah Palin, interprétée par Julianne Moore, pour lequel cette dernière obtient un golden globe de la meilleure actrice. En 2015, il réalise le film que nous vous présentons ce soir, Dalton Trumbo. Pour moi, Dalton Trumbo reste à tout jamais l’auteur du livre bouleversant ? Johnny got his gun ? (titre fran?ais : Johnny s’en va-t-en guerre) paru en 1937 aux US, et que j’ai lu pour ma part dans les années 70, lors de la sortie du film éponyme que Trumbo a adapté de son propre roman et réalisé au début de la guerre du Vietnam. Dans son film, Jay Roach choisit de nous montrer un autre aspect de l’histoire personnelle de Dalton Trumbo qui croise à la fois une page célèbre de l’histoire américaine, et aussi de l’histoire du cinéma. En 1947, la ? commission parlementaire des affaires anti-américaines ? HUAC tient neuf jours d’audiences sur la présence d’une supposée influence et propagande communistes dans l’industrie cinématographique d’Hollywood. Dalton Trumbo, qui avait adhéré au parti communiste pendant la guerre, est un des ? Dix d’Hollywood ? ces producteurs, auteurs ou réalisateurs qui sont condamnés pour avoir refusé de répondre aux questions de la commission sur leur appartenance au parti communiste en invoquant le 1er amendement de la Constitution américaine. Ils sont condamnés pour outrage au Congrès à des peines de prison qu’ils purgent à partir de juin 1950. En outre, dès 1947, ils sont interdits d’exercer pour l’industrie du cinéma : c’est la naissance de la liste noire de l’industrie cinématographique, sur laquelle figureront plus de 300 artistes (réalisateurs, scénaristes, commentateurs radio, acteurs…) boycottés par les studios. Certains seront conduits au suicide. Des créateurs comme Bertolt Brecht, Charlie Chaplin et Orson Welles quittent les Etats Unis à cette époque. D’autres enfin, comme Dalton Trumbo, continuent leur travail sous des pseudonymes ou sous le nom de collègues. Enfin, les studios sont encouragés à réaliser des films de propagande anti-communistes et anti-soviétiques, comme Big Jim McLain avec John Wayne. Dalton Trumbo est interprété dans le film par Bryan Cranston, célèbre interprète des séries télévisées Malcolm, et surtout, Breaking Bad. Il a été cité cette année pour l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Trumbo, Oscar emporté finalement on le sait, par Léonardo di Caprio. A ses c?tés, d’autres brillants acteurs, dont Helen Mirren qui interprète la journaliste Hedda Hopper. Citons également John Goodman, d’une part, et Michael Stuhlbarg, qui fut Larry Gopnik dans le film A serious Man des frères Cohen, et qui interprète dans le film l’acteur Edward G. Robinson, qui fut lui aussi appelé à témoigner devant la commission. Le film est l’occasion d’évoquer une galerie de personnages célèbres de l’histoire du cinéma comme John Wayne, Kirk Douglas ou Otto Preminger. Les interprètes n’ont pas été choisis pour leur ressemblance avec les personnages réels, mais plut?t sur leur aptitude à les incarner. Jay Roach a expliqué qu’il avait été particulièrement intéressé par le fait de mettre en scène les raisons qui avaient poussé les hommes de l’époque à adopter telle ou telle attitude de résistance ou de ? collaboration ? face à l’action de la Commission parlementaire, leur réelle marge de choix, et les conséquences qui en étaient découlé pour eux et leur famille. Qu’est ce qui fait qu’un homme célèbre tel que Dalton Trumbo, au sommet de la réussite sociale, et heureux époux et père de famille, décide d’affirmer ses opinions ce qui le conduit en leur nom à être emprisonné, séparé des siens, et contraint d’écrire sous un pseudonyme ? Jay Roach montre également comment la peur du communisme et de la course à l’armement nucléaire a été utilisée à l’époque pour limiter les libertés individuelles, provoquant de nombreuses victimes, pour un résultat somme toute assez dérisoire. Il nous invite ainsi plus largement à la vigilance et au scepticisme, en ces temps où Islam et terrorisme sont parfois confondus. Pour terminer signalons que Jay Roach a réalisé cette année pour la cha?ne américaine HBO un film intitulé All the Way, dans lequel il dirige à nouveau Bryan Cranston, et qui retrace un an de la vie du Président Lyndon Johnson après l’assassinat de JF Kennedy, qui, sans y avoir été préparé, va devoir affronter l’entrée dans la Guerre du Vietnam et la lutte pour les droits civiques aux US. Bonne projection ! Y Dominique Magnard Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films, Séances du jeudi soir, Soirées 7ème art, Soirées 7ème art le 21 juillet 2016 par Danièle Mauffrey. La Saison de Femmes, de Leena YADAV – 18 juillet 2016 Laisser une réponse La ? Saison des femmes ? présente un cinéma indien inhabituel, loin de Bollywood, un cinéma qui s’émancipe. La réalisatrice Leena Yadav, fille d’un ancien général de l’armée indienne, se félicite d’avoir eu la chance de vivre avec des parents très ouverts, lucides sur la misogynie de la société indienne. Après la réalisation de deux longs métrages à Bollywood, elle s’est tournée à 45 ans vers le cinéma indépendant et elle a osé filmer ce que le cinéma indien ne montre jamais. Le film étant trop politique pour être financé à Bollywood, c’est son mari qui l’a produit. Jusque là, il était directeur de la photographie à Bombay. C’est un petit miracle si le film a vu le jour : refus de nombreux producteurs de le soutenir, refus de tournage dans certains villages qui avaient été repérés par l’équipe ; en effet l’accès a été interdit à L.Yadav par les hommes de ces villages. Ils ne voulaient pas que leurs femmes voient Leena, femme émancipée qui portait le cheveu court et des pantalons. Ils avaient peur que la cinéaste les corrompe. C’est dire le degré d’archa?sme de la société dans cet état rural du Nord-Ouest de l’Inde, le Gujarat, à deux pas du Pakistan. Lors d’un séjour dans cette région, alors qu’elle y faisait un reportage, L.Yadav a recueilli de nombreux témoignages de la part des femmes et le scénario du film lui a été inspiré par ces échanges. Les discussions entre ces femmes écrasées par le poids des traditions font penser à celles des femmes de Quentin Tarentino dans ? Boulevard de la mort ?. Evidemment, aucune star, aucun acteur connu en Inde n’aurait accepté un r?le dans ce film dont le sujet est très sensible. Le titre original est ? Parched ? ce qui signifie assoiffé mais c’est un mot qui exprime surtout le manque. On est dans le désert de Kutch. Dans ce décor aride au ton de sable, les saris aux couleurs chatoyantes virevoltent. En Inde, quoiqu’il arrive, on n’oublie jamais la musique et la danse. Nous serons peut-être surpris par les ruptures de ton, dans ce film on passe en un instant de l’effroi au rire. Encha?ner scènes de violence et de comédie a été inspiré à la cinéaste par la rencontre avec une femme qui cachait d’énormes hématomes derrière son maquillage : elle a voulu en discuter avec elle et la femme lui a répondu ? ne parlons pas de ?a, amusons-nous ?. La musique composée par Hitesh Sonik distille des airs entra?nants avec parfois une ironie grin?ante dans certaines scènes. La réalisatrice a souhaité qu’à travers sa musique, il reste en communion avec l’ame de film. Lutter contre l’obscurantisme est le combat de L. Yadav tant elle est persuadée qu’au fond la condition des femmes indiennes a peu évolué, que ce soit dans les villes, les campagnes de l’Inde, comme à l’étranger. Lorsqu’on lui pose la question : ? est-ce qu’un film peut faire changer les mentalités ? ? elle répond que c’est le seul média capable de le faire. Il invite à un échange, un dialogue, et selon elle c’est le début du changement. Toutefois, pour sortir en Inde, le bureau a d? passer par le bureau de la censure en juin. Malgré mes recherches, je ne suis pas parvenue à conna?tre le résultat. Leena Yadav était assez confiante dans la réactions des censeurs, le film ayant déjà été vu partout dans le monde et dit-elle ? après tout, on est le pays du Kama Sutra ? ! Il y a quelques semaines, elle était en négociation avec des distributeurs locaux pour que le film soit montré en ao?t, ce qui tendrait à prouver que la censure n’a pas sévi, mais pas de certitude …. Je vous souhaite de passer un bon moment avec ce br?lot féministe. Denise BRUNET Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films le 19 juillet 2016 par Anne Gadot. Elle, de paul Verhoeven Laisser une réponse Elle, de Paul Verhoeven Parmi les films qui nous ont marqués au cinéma, il y a deux grandes catégories : ceux dont on est ressortis ragaillardis et joyeux, qui nous ont redonné confiance dans l’humanité et dont on garde un souvenir lumineux ; et ceux qui, au contraire, nous ont plongé dans la noirceur, la cruauté, la perversité de l’ame humaine, et dont certaines images nous hantent encore longtemps après. Le film de ce soir appartient sans aucun doute à la 2ème catégorie : ce n’est pas un film optimiste et lumineux. Au contraire, c’est un film qui choque et qui dérange, un de ces films après lesquels on ne s’endort pas facilement. Mais un de ces films qui, peut-être, nous marqueront et alimenteront notre réflexion sur l’humanité, à travers ses trois thèmes centraux : la bourgeoisie, le sexe (sous ses formes les plus violentes), la religion. Paul Verhoeven, parfois surnommé le ? hollandais violent ?, est aussi le plus fran?ais des réalisateurs hollandais. En effet, sa passion du cinéma est née quand il avait 17 ans, lors d’une année de lycée en France en 1955. Mais sa francophilie est particulièrement marquée sur le film de ce soir, inspiré par un livre fran?ais (Oh ! de Philippe Djian, 2012) et par une actrice fran?aise (Isabelle Huppert). Le projet de Elle était initialement un projet américain, mais la frilosité des producteurs sur un sujet choquant et sulfureux a incité le réalisateur à le mener en France. Rappelons pour mémoire que Verhoeven a un parcours atypique dans le cinéma, toujours sur le fil entre le film de genre, voire la série B et le cinéma d’auteur. Il est en effet surtout connu pour des films de SF ou d’anticipation comme Robocop en 1987, Total Recall en 1990, Starship Troopers en 1997 (films derrière lesquels appara?t toutefois une critique violente des dérives de la société moderne), ou encore des films érotiques comme le très célèbre Basic Instinct en 1992. Son précédent film, Black Book, date de 2006, il s’agissait d’un film hollandais situé aux Pays bas pendant la 2ème Guerre mondiale. Pendant les 10 années passées, le réalisateur a commencé plusieurs projets qui n’ont pas abouti, jusqu’à ce qu’un producteur lui fasse lire le roman de PDjian. Ce roman permet à Verhoeven de renouer avec sa veine érotique et perverse. Pour jouer le r?le principal, plusieurs actrices ont été envisagées, dont N Kidman, M Cotillard ou encor Sharon Stone. C’est finalement I Huppert, qui est retenue ; actrice à laquelle Djian avait pensé en écrivant le roman, et qui admire l’?uvre de Verhoeven. Il fallait une actrice de la trempe d’Isabelle Huppert pour interpréter ce r?le de femme chef d’une entreprise de jeux video, victime d’un viol présenté dans la scène initiale mais aussi d’un autre traumatisme plus profond dévoilé au cours du film ; mais surtout d’une femme dont on découvre vite la force inquiétante. Une femme qui est décrite à deux niveaux : celui de ses rapports sociaux avec ses parents, voisins, amis, mais aussi celui de son subconscient et de ses obsessions secrètes, traduit par des images marquantes comme celle du plancher où a lieu le viol, de la descente dans la chaufferie éclairée d’un rouge diabolique. A l’énoncé des thèmes du film, on peut penser à Chabrol et à Bunuel, mais en réalité, Verhoeven tire son inspiration d’un film qu’il a vu en 1955 en France : La règle du jeu de Renoir, aussi bien pour la satire d’une classe sociale que pour le mélange constant d’humour et de drame. Renoir qualifiait son film de ? drame gai ?, Verhoeven qualifie le sien de ? comédie du viol ?. Si le sujet est dur, le réalisateur ménage des moments d’humour qui permettent au spectateur de respirer. Verhoeven tourne le film en 2015, avec 2 caméras simultanées, dotées de 2 focales différentes, pour se donner plus de possibilités au montage. Il veut privilégier le mouvement dans sa mise en scène, et l’ambiguité dans le traitement de l’histoire : rien n’est jamais expliqué : ? effectivement, c’est toujours ambigu. Il est difficile de comprendre entièrement cette femme ; tout est flottant, les intrigues se mêlent. J’avais déjà fait ?a dans d’autres films. Notamment Total Recall, dans un registre différent, en mélangeant rêve et réalité. A la fin, on ne sait pas très bien quoi penser, ce n’est pas clair. J’aime multiplier les hypothèses. Comme dans la vraie vie, on ne sait pas ce qui se cache derrière un visage souriant. Ou pas. ? Je vous laisse découvrir ce film qui a enthousiasmé la critique à Cannes ; un film à la fois dr?le et extrêmement sombre, peut-être pas tordant, mais surement tordu ! Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films, Séances du jeudi soir, Soirées 7ème art, Soirées 7ème art le 8 juillet 2016 par Danièle Mauffrey. Julieta, de Pedro Almodovar Laisser une réponse Julieta est le 20ème long métrage de Pedro Almodovar. Ses films sont reconnaissables entre tous : par leur esthétique colorée, par leurs thèmes récurrents (la question de l’identité – sexuelle notamment- , de la culpabilité, des relations mère/fille), par la place de 1er plan qu’ils accordent aux femmes, par le caractère hors norme des personnages, par des acteurs et actrices fétiches… Cependant, si l’on observe les films qu’il a réalisés au cours des dix dernières années, on constate une grande variété : le dernier était une comédie déjantée sur fond de détournement d’avion (Les amants passagers) ; le précédent était un thriller de science-fiction très dérangeant dans lequel Antonio Banderas en chirurgien démiurge transformait le violeur de sa fille pour lui donner le corps de sa femme disparue (La piel que habito). Le précédent encore, un film assez classique, rendait hommage au cinéma et transformait Penelope Cruz tour à tour en Maryline ou en Audrey Hepburn (Etreintes brisées). Enfin en 2006 il avait réalisé Volver, un mélodrame dans lequel plusieurs générations de femmes s’arrangeaient avec la mort pour se libérer de maris violents ou infidèles. Sans doute ce dernier film est-il le plus proche du film de ce soir, à la fois par sa tonalité (un drame qui s’achève sur une note d’optimisme) et par ses thèmes (l’incompréhension entre les générations et la culpabilité). Julieta devait initialement s’intituler Silencio, mais Almodovar a renoncé à ce titre pour éviter la confusion avec le prochain film de Scorsese, Silence. L’idée du film est empruntée à un livre, comme ce fut le cas pour La piel que habito (inspiré de Mygale, de Thierry Jonquet). Le réalisateur a tiré l’intrigue de Julieta de 3 nouvelles d’Alice Munro publiées dans un recueil intitulé Fugitives, mais il en donne une adaptation très libre comme toujours quand il s’empare de l’?uvre d’un autre. On retrouve dans ce film peu d’actrices fétiches d’Almodovar, à part Rossy de Palma. Il s’est tourné du c?té de la TV espagnole pour trouver les 2 actrices qui interprètent le personnage de Julieta, l’une joue le r?le de Julieta jusqu’à 40 ans, l’autre celui de Julieta à 50 ans, car le réalisateur ne faisait pas confiance au maquillage pour vieillir ses personnages. Comme l’indique le titre initial, Silencio, ce film est assez différent des autres oeuvres du réalisateur par une certaine retenue dans la mise en scène, une écriture plus sobre, avec une construction plus simple et des références artistiques plus discrètes. Toutefois, on retrouve le go?t de la couleur propre à Almodovar, des couleurs qui n’ont pas seulement une fonction décorative mais qui structurent le récit : soyez attentifs au rouge qui flamboie de scène en scène (le vêtement de Julieta qui ondoie au générique, la banquette du train, ses boucles d’oreilles en forme de dés, le tatouage J/A sur l’épaule de Xoan…) et qui s’oppose au bleu profond de la haute mer ou du pull de Julieta jeune ; à l’orange du mur du terrain de sport où joue sa fille jeune et qui se lézarde lorsqu’elle retrouve Béa douze ans après. Enfin, puisque nous sommes à Ambérieu, je ne peux pas terminer cette présentation sans parler du moyen de transport auquel Almodovar a donné une place importante dans ce film : le train. Fasciné depuis toujours par les trains, que ce soit dans la vraie vie ou au cinéma, Pedro Almodóvar a décidé de faire de ce moyen de transport le cadre spatial d’une partie du film. Plus précisément, il a construit le scénario de Julieta autour des séquences du train de nuit. Le cinéaste confie : ? C’est dans ce lieu si métaphorique et significatif que Julieta entre en contact avec les deux p?les de l’existence humaine : la mort et la vie. ? Mais, au moment des répétitions, Pedro Almodóvar s’est rendu compte à quel point il est difficile de tourner dans un train : ? Quand je suis entré dans un des compartiments d’un vieux train des années 80 pour répéter avec les acteurs, j’ai pris conscience de la difficulté que représenterait le fait de travailler dans un espace où la caméra et le chef-op tiendraient à peine. Tout na?f que j’étais, je n’imaginais pas que l’espace réel de ces trains de 1985 était si exigu. Un enfer plein d’acariens. ? Danièle Mauffrey Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films le 1 juillet 2016 par Danièle Mauffrey. Grande braderie d’affiches de cinéma! Laisser une réponse A l’occasion de la fête du cinéma, du dimanche 26 au mercredi 29 juin, Toiles Emoi vous propose d’acquérir à prix bradé les affiches de vos films préférés, récents ou plus anciens. Un stand de vente d’affiches se tiendra une demi-heure avant chaque séance devant la salle Cinéfestival (ou dans le hall en cas de mauvais temps). Le profit de la vente ira à l’association, qui n’a pas d’autre ressource que les cotisations des adhérents. Merci à Cinéfestival pour ce cadeau à notre association! Cette entrée a été publiée dans évènements le 21 juin 2016 par Danièle Mauffrey. Café Society de Woody Allen Laisser une réponse Café society est le 47ème film de Woody Allen (80 ans) ou plus exactement un film choral. ? Café Society ? désigne le milieu des mondains, artistes et personnalités qui fréquentaient les cafés et les restaurants à la mode à New York, Paris et Londres, entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Très en vogue dans les années 30 à New York. L’ambiance du film : Les années 30, New York et Los Angeles (éternelles rivales déjà dans ? Anny Hall ?), les histoires d’amour, le jazz. Woody Allen revient à ses fondamentaux et à ce qu’il aime. Ce n’est pas pour une éternelle redite mais au contraire une réflexion subtile sur : les ravages du temps l’impasse du couple l’amertume qui guette les choix cornéliens que nous nous faisons au cours de notre vie. Revenons au film Coincé entre des parents qui ne s’entendent pas et un frère gangster, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer. Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. à Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux mais la réciproque n’est pas vrai. Acteurs : Jesse Heisenberg (Bobby) : découvert par le grand public en 2010, dans ? The Social Network ? dans le r?le de Marc Zuckerberg, patron de Facebook. Il avait tourné avec Woordy Allen en 2010 avec Woody Allen dans ? To Rome with love ?. Kristen Stewart (Vonnie) : ? Sils Maria ?, ? Still Alice ?, ? Into the Wild ? Steve Carell (Phil) : ? Little Miss sunshine ?, ? Coup de foudre à Rhode Island ? et ? Free Love ? Woody Allen en narrateur : ? J’ai fait ce choix parce que je savais exactement quelle intonation donner à chaque mot. Je me suis dit qu’à partir du moment où j’avais écrit l’histoire, c’était comme si je lisais oralement mon propre roman? , Le chef opérateur est Victorio Storaro, qui ?uvrait déjà pour Francis Ford Coppola dans ? Apocalypse Now ? et pour Bernardo Betollucci dans ? Le dernier empereur ?. Il a réussi à convaincre Woody Allen de tourner en numérique et dans un format 2,00:1, ce qui nous donne une fois traitée, une image sublime. Comme aurait dit Chris Marker (réalisateur, écrivain, illustrateur, philosophe ) : ? l’humour est la politesse du désespoir ?, synthèse que semble réaliser Woody Allen. Bonne séance. Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films, Séances du jeudi soir le 19 juin 2016 par toilesemoiadm. Café Society Laisser une réponse Comédie dramatique américaine réalisée par Woody Allen. Durée : 1H36. Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart,… New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. à Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main… Film d’ouverture du Festival de Cannes. VOST JEUDI 16 JUIN : 20H30 Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films le 9 juin 2016 par Mathieu Fréchet. La nouvelle tranche Art & Essai 7ème Tranche 7ème Art 9 juin 2016 Laisser une réponse Soirée italienne jeudi 09 juin à partir de 19h Laisser une réponse N’oubliez pas, le jeudi 09 juin, notre soirée italienne en partenariat avec l’AMIBOP. Comme l’année dernière, nous vous proposons non pas un film italien mais deux, un classique et un contemporain, réunis autour d’un même thème. Cette année vous pourrez (re)voir à 19h, L’Argent de la vieille/Lo Scopone scientifico de Luigi Comencini, puis à 21h45 Les opportunistes/Il capitale umano de Paolo Virzi. Entre les deux films, une collation sera offerte par Toiles Emoi et l’AMIBOP, à base de spécialités italiennes bien s?r! Cette entrée a été publiée dans évènements, Séances du jeudi soir, Soirées 7ème art, Soirées 7ème art le 7 juin 2016 par Danièle Mauffrey. ? L’Avenir ? de Mia HANSEN-L?VE- jeudi 2 juin 2016 Laisser une réponse A Berlin ? l’Avenir ? a obtenu l’Ours d’Argent de la meilleure réalisatrice en la personne d’une jeune fran?aise de 35 ans : Mia Hansen-L?ve. Son nom est d’origine danoise comme l’était son grand-père paternel. Ce prix vient couronner une carrière entamée en 2007 avec son premier long métrage ? Tout est pardonné ? puis trois autres ont suivi : ? Le père de mes enfants ?, ? Un amour de jeunesse ?, ? Eden ? en 2014. Dans tous ces films elle a traité de la jeunesse, mais dans son cinquième : ? l’Avenir ?, elle aborde une autre tranche d’age : la cinquantaine. Avant de réaliser des films elle a été comédienne, c’est Olivier Assayas (à qui l’on doit entres autres ? Sils Maria ?) qui lui a donné son premier r?le. Et pour la petite histoire, ils se sont mariés en 2009. Parallèlement à son métier d’actrice, elle a écrit, en tant que critique, dans ? les Cahiers du cinéma ? jusqu’en 2005 ; position délicate que celle d’être à la fois acteur et critique ! Ses parents étaient tous deux enseignants de philosophie et Mia Hansen-L?ve a pris conscience que, chez elle, il y a un lien entre ce qu’elle a vécu à travers ses parents et ce qu’est, pour elle, le cinéma. La quête de sens, le questionnement étaient constants dans les propos de ses parents, et elle veut retrouver ce chemin dans son art. Dans ce film, on parle beaucoup, on échange notamment sur la philosophie, on lit ; cette relation aux livres, à la pensée est rarement traitée au cinéma. Il faut remonter à 1990 pour voir un cinéaste, Eric Rohmer, représenter des intellectuels et leur univers, dans ? Conte de printemps ?. La réalisatrice admire beaucoup Rohmer, Truffaut ou des cinéastes plus contemporains comme Claire Denis, Arnaud Desplechin. Si elle accorde beaucoup d’importance aux mots, elle en accorde tout autant au silence. Elle laisse ? parler ?, si je puis dire, les paysages, ceux du Vercors, de la Bretagne et filme la lumière, surtout celle de l’été. La nature occupe une place importante dans le cheminement intérieur de l’héro?ne, jouée admirablement par Isabelle Huppert : éblouissante, plus juste que jamais, émouvante dans sa fragilité apparente : la liste des qualificatifs de sa prestation est longue. A la manière impressionniste, touche par touche, elle réussit à montrer des choses profondes, graves. Mia Hansen-L?ve refuse la caricature pour décrire la complexité psychologique de ses personnages. Là, elle nous livre le portrait sensible d’une femme en quête de bonheur. Elle n’imaginait pas quelqu’un d’autre qu’Isabelle Huppert dans ce r?le, et à Berlin, sa première phrase a été celle-ci : ? Je voudrais tout d’abord remercier Isabelle Huppert pour m’avoir fait confiance ?. Aux qualités les plus familières du talent de l’actrice : finesse, énergie, humour, la réalisatrice a ajouté une forme de douceur et de mélancolie parfois. Le temps retrouvé ou le temps qui reste à vivre est un des thèmes du cinéma de Mia Hansen-L?ve. Et face au temps qui passe et contre lequel on est impuissant, on ne peut qu’éprouver une certaine mélancolie. Le film tra?ne un flot d’amertume, mais la cinéaste a tout fait pour qu’il ne soit pas pesant. Le mouvement est permanent. La musique par contre est rare : seulement trois morceaux dont un lied de Schubert et un morceau au générique. La chanson qui cl?t le film peut être interprétée par chacun comme il le souhaite nous dit Mia Hansen-L?ve. Aux c?tés d’Isabelle Huppert, forte malgré tout, face à l’adversité, André Marcon tient le r?le de son mari dans le film, Edith Scob, sa mère et un jeune acteur de 29 ans a toute la confiance de la réalisatrice : Roman Kolinka : il est le fils de Marie Trintignant et du batteur du groupe Téléphone : Richard Kolinka ; sa prestation a été très remarquée. Bonne séance. Denise Brunet Cette entrée a été publiée dans Les fiches de présentation des films le 1 juin 2016 par Anne Gadot. Navigation des articles ← Articles plus anciens Rechercher : événements à venir Aucun événements prévu pour le moment. Nouveautés Dalton Trumbo, de Jay Roach La Saison de Femmes, de Leena YADAV – 18 juillet 2016 Elle, de paul Verhoeven Julieta, de Pedro Almodovar Grande braderie d’affiches de cinéma! Café Society de Woody Allen Café Society 7ème Tranche 7ème Art Commentaires récents David dans El Clan – film argentin de Pablo Trapero Philipps Nicole dans Taxi Téhéran – de Jafar Panahi – Soirée 7ème art du 4 juin toilesemoiadm dans Soirées 7ème art 2014-2015 1ère tranche Desbonne dans Soirées 7ème art 2014-2015 1ère tranche Abonnez-vous à notre newsletter E-mail * Archives juillet 2016 juin 2016 mai 2016 avril 2016 mars 2016 février 2016 janvier 2016 décembre 2015 novembre 2015 octobre 2015 septembre 2015 ao?t 2015 juillet 2015 juin 2015 mai 2015 avril 2015 décembre 2014 septembre 2014 mai 2014 février 2014 novembre 2013 SondagesAucun sondage ou résultat de sondage en cours Sondages archivés Fièrement propulsé par WordPress

toiles-emoi.fr Whois

Domain Name: TOILES-EMOI.FR